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LA BELLE ET LA BETE : Entretien avec Luke Evans (Gaston) et Josh Gad (Le Fou) – 2ème partie
Article Cinéma du Lundi 10 Avril 2017

Propos recueillis et traduits par Pascal Pinteau

Josh, quels sont les nouveaux aspects que vous avez apportés à Le Fou dans cette version ?

Josh Gad :
Quand on m’a appelé pour me proposer ce rôle, ma première réaction a été de me sentir terriblement insulté ! (rires) Je me suis dit « Quoi ?! Ils me proposent d’être cet horrible petit gros qui est l’âme damnée du méchant ?! » (rires) Mais quand j’y ai réfléchi et que j’en ai parlé avec Bill Condon, je lui ai dit LA BELLE ET LA BETE a marqué mon enfance et fait partie de mes films préférés. Si je joue Le Fou, j’aimerais trouver l’humanité du personnage, car sinon il risque de rester un cliché humoristique proche du cartoon. » Pour bien aborder cette version en chair et en os du personnage, il fallait que les spectateurs en découvrent un peu plus sur sa trajectoire et son histoire que dans le fim d’animation. Et je pense que nous avons atteint ce but en retravaillant sa présentation pendant l’écriture du script, la préproduction et le tournage. Nous nous sommes constamment demandés «Qui est-il réellement ? Quel est son point de vue sur ce qu’il se passe ? Pourquoi est-il si proche de Gaston ? », etc. Notre objectif était de le rendre intriguant et un peu plus mystérieux.

Lui avez-vous offert une possibilité de rédemption ?

Josh Gad :
Vous verrez, mais je peux vous dire que Le Fou est très triste quand Belle meurt à la fin dans une grande explosion. Oh zut ! Je n’aurais jamais dû le révéler ! Quelle gaffe ! (rires)

Comment vous êtes-vous préparés à tourner les grands numéros musicaux du film ?

Luke Evans :
Comme au théâtre, en répétant énormément. Nous avons répété chaque numéro pendant des semaines avant le tournage, en nous appuyant sur le playback de nos chansons. Il y avait un pianiste sur le plateau, et on avait disposé des éléments qui reproduisaient les principaux endroits des décors à venir,comme la fontaine au milieu de la cour et les tables de la taverne. Des figurants se trouvaient là où nous devions interagir avec eux à certains moments. Le chorégraphe a réglé les moindres détails des scènes, petit bout par petit bout. Le processus a consisté à régler tout cela progressivement : on commence par la première minute et demie, puis on ajoute chaque jour un petit morceau de plus jusqu’à arriver au numéro entier.

Josh Gad : Je dois dire que je ne me suis jamais autant amusé tout en travaillant aussi durement ! Luke et moi avons tous les deux joué dans des comédies musicales sur scène, et aujourd’hui il est assez rare que l’on ait l’occasion de jouer dans des projets proches des classiques de Broadway, où l’on peut s’amuser et participer à de très grands numéros musicaux de ce genre. Dès le premier jour, j’ai eu l’impression de me préparer à remonter sur les planches, parce qu’il fallait répéter les chansons, faire des assouplissements et s’entraîner à danser en portant un justaucorps. Je vous souhaite sincèrement de ne jamais avoir l’occasion de me voir dans cette tenue-là, car c’est une expérience traumatisante ! (rires)

Luke Evans : Nous avons également eu la chance de travailler avec une troupe d’artistes formidables, qui jouent les villageois, puis le groupe de gens en furie qui veulent venir détruire le château et tuer la Bête à la fin du film. Nous nous sommes si bien entendus avec eux qu’ils sont devenus des amis pendant le tournage. On forge vite des liens quand on se retrouve à répéter tous ensemble pendant 5 à 6 semaines, puis à tourner en costumes d’époque ! Je pense que vous vous rendrez compte des efforts considérables et de la qualité du travail que tout le monde a accompli dès le début du film, quand on découvre le village où vit Belle. C’est une journée de marché et il y a beaucoup de commerçants, de paysans et de clients qui sont là et qui vaquent à leurs occupations. Il y a des centaines de choses qui se passent en même temps et tout a été calé avec une grande précision pour que cette effervescence soit stylisée et agréable à voir. Il suffisait qu’un bouquet de fleurs soit déposé avec une seconde de retard dans les mains d’une cliente pour que tout soit décalé dans le reste de la mise en scène et ne fonctionne plus. C’était comme la mécanique d’une montre suisse ! Bookmark and Share


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