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Entretien exclusif avec Daisy Ridley, l’héroïne de STAR WARS : EPISODE VIII – LES DERNIERS JEDI
Article Cinéma du Vendredi 24 Novembre 2017

Propos recueillis et traduits par Pascal Pinteau

Avant de devenir une icône de la Science-Fiction en incarnant Rey, l’héroïne de la nouvelle trilogie STAR WARS, vous intéressiez-vous à la science et aux sujets scientifiques liés à l’espace pendant votre adolescence ?

Au lycée, la matière scientifique qui m’intéressait la plus était la biologie, pour ce qu’elle m’apprenait sur les humains et surtout sur les animaux. Certains aspects de la chimie me fascinaient aussi, comme par exemple le fait que l’on puisse mélanger plusieurs composants dans une éprouvette et créer ainsi du polyester que l’on peut utiliser de mille manières différentes, pour fabriquer aussi bien des vêtements que des objets de la vie courante ou des meubles design. Mais paradoxalement, je me suis peu intéressée à l’astronomie ou à l’exploration de l’univers, alors que mon personnage passe son temps à aller d’une planète à une autre à la vitesse de la lumière !

Avez-vous proposé des idées sur Rey à Rian Johnson avant qu’il n’entame l’écriture du scénario de cet épisode VIII ?

Non et je vais vous expliquer pourquoi : quand j’ai rencontré pour la première fois Rian, c’était pour déjeuner avec lui à Santa Monica de manière informelle, simplement pour faire connaissance. Je dois avouer que même à ce moment-là, je n’étais pas encore revenue de la surprise d’avoir joué dans l’épisode VII de STAR WARS. Je n’avais strictement aucun opinion à exprimer ni aucune idée valable à lui soumettre ! Plus tard, pendant le tournage, j’avais parfois une proposition à faire sur une scène, ou une réplique, et nous en parlions librement. C’était un processus collaboratif très agréable car Rian est à l’écoute des suggestions de toutes ses équipes, aussi bien de ses acteurs que des artistes et des techniciens qui travaillent sur les décors, les costumes et les créatures. Il entend ce que vous avez à dire, et après il prend les décisions qui s’imposent. Quand il vous les explique, vous les trouvez si intelligentes et si judicieuses que vous ne pouvez que les approuver ! Vous savez, Rian est à la fois un auteur réalisateur de talent, et un vrai fan de STAR WARS. Il m’a expliqué qu’il avait quatre ans quand il a vu le film original en salles, et qu’il a joué ensuite avec les figurines des personnages et avec la maquette du Faucon Millenium. Je pense que vous vous rendrez compte de l’attachement sincère qu’il éprouve pour cette saga quand vous verrez LES DERNIERS JEDI.

Comment vous êtes-vous servie de ce que vous aviez appris pendant le tournage du REVEIL DE LA FORCE pour alimenter votre performance dans Les DERNIERS JEDI ?

LE REVEIL DE LA FORCE était mon premier film. Je n’avais joué que dans des courts-métrages et des séries auparavant. J.J. Abrams m’avait tellement soutenue et encouragée pendant tout le tournage que j’avais eu l’impression d’avoir énormément appris sur la manière dont on joue pour le cinéma. Mais quand je me suis retrouvée sur le plateau des DERNIERS JEDI, j’ai connu un vrai moment de panique. Je me suis rendue compte qu’en réalité, je n’avais pas encore assimilé tant de choses que cela et que j’étais loin d’être une comédienne expérimentée. Passé ce petit délai d’ajustement, les choses se sont bien passées et j’ai eu ensuite le sentiment d’avoir progressé. Et cela m’a aidé sur le tournage du film suivant, LE CRIME DE L’ORIENT-EXPRESS, quand je me suis retrouvé parmi les acteurs chevronnés que Kenneth Branagh avait choisis. J’ai été contente de constater que je pouvais « tenir ma place » parmi eux, et cela a été une belle expérience de plus.

Les premières images présentées dans les bandes-annonces des DERNIERS JEDI donnent l’impression que Rey est impliquée dans beaucoup plus de scènes d’action que dans l’ épisode précédent. Votre entraînement a-t-il été plus intense ?

Non, il a été a peu près comparable au premier. La seule différence est que j’ai continué à faire de la gymnastique entre les deux films, et que cela m’a permis de gagner en force et en endurance. Ce qui s’est avéré très utile pendant ce tournage, car j’étais presque toujours en mesure de dire à Rian « Si tu veux, on peux faire encore deux ou trois prises de plus de cette scène » alors que pendant celui du REVEIL DE LA FORCE, je devais parfois implorer J.J. de me laisser souffler pendant quelques minutes pour pouvoir continuer, car j’étais totalement épuisée.

Vous avez été scannée en 3D comme tous les acteurs de STAR WARS, et ces données servent à la fois à fabriquer des produits dérivés ressemblants et des clones des comédiens que les équipes des effets visuels animent dans certains plans. Mais avez-vous eu l’occasion de visionner des animations de votre clone 3D destinées à vous remplacer pendant les moments les plus périlleux des scènes d’action ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Non, cela ne s’est pas produit parce que j’ai réalisé la plupart de mes cascades moi-même. Il m’est arrivée d’être remplacée par l’une de mes doublures cascades lorsque cela devenait un peu risqué, mais même dans ces cas-là, ils n’ont jamais eu à placer numériquement une copie 3D de mon visage par-dessus celui de la cascadeuse. Je n’ai pas encore vu le film finalisé, mais je pense que ma doublure numérique n’est pas utilisée dans des plans de combats. Elle intervient probablement dans d’autres situations de l’histoire du film que je n’ai pas le droit de vous décrire…

Vous voulez dire quand Rey chevauche un « Favier », cette sorte de cheval géant ?

Peut-être, mais il faudra que vous attendiez de voir le film pour le savoir ! (rires)

Fidèle visiteur, bientôt sur ESI la suite de cet entretien tu trouveras… Bookmark and Share


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