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Entre les griffes de Black Panther
Article Cinéma du Jeudi 08 Fevrier 2018

La maison d’édition Marvel Comics, dont l’audace créative a fait la renommée, présente depuis 1939 toute une panoplie de super-héros, à l’instar de l’incontournable Black Panther, dont la première apparition remonte à 1966, avec la publication du 52e numéro de la revue Fantastic Four, Vol. 1. Ce personnage imaginé par Stan Lee et Jack Kirby a rapidement conquis le public, par delà les clivages ethniques et culturels. Au fil des ans, le succès de la série ne s’est pas démenti, comme en attestent les nombreuses nouvelles publications dont elle a fait l’objet, notamment celles du réalisateur Reginald Hudlin ou du journaliste Ta-Nehisi Coates.

En 2016, T’Challa/Black Panther a fait ses débuts dans les films Marvel, ce qui lui a permis de se faire connaître des nombreux fans de la franchise, dans Captain America: Civil War, le blockbuster dans lequel les Avengers s’affrontaient entre eux. « La diversité de l’univers cinématographique de Marvel (MCU) reflète celle de nos comics », explique Kevin Feige, président des Studios Marvel et producteur de BLACK PANTHER. « Comme je le dis toujours, nous essayons d’égaler ce que les BD font si bien depuis des décennies, notamment dans la description de nos sociétés. Dans les années 1960, Stan Lee et Jack Kirby ont fait le pari audacieux de créer ce personnage, un Africain plus intelligent et plus puissant que la plupart des superhéros Marvel. Nous sommes ravis de pouvoir transposer ses aventures à l’écran un demi-siècle plus tard. » Au fil des ans, les Studios Marvel ont plusieurs fois envisagé de consacrer un long-métrage à Black Panther. Le projet s’est concrétisé quand Kevin Feige a décidé d’inclure le personnage dans Captain America: Civil War, en guise de tremplin pour un film dont il serait le protagoniste. L’engouement des fans, très attirés par ce prince jeune et moderne justicier a été immédiat. Cette décision traduit la volonté de Marvel d’explorer toutes les facettes de son univers cinématographique. « Nous attendions ce moment depuis longtemps », ajoute-t-il. « Depuis que l’univers cinématographique Marvel a gagné en notoriété, le public comprend et apprécie particulièrement sa diversité. Nous nous efforçons de proposer des films très différents, et BLACK PANTHER est un projet qui tranche avec tout ce que nous avons fait auparavant. Nous présentons un super-héros originaire d’un royaume africain entouré de mystère depuis des siècles et qui s’avère être le pays le plus développé au monde. » Après la mort de son père, le roi du Wakanda, un pays isolé mais technologiquement très avancé, T’Challa rentre chez lui pour prendre sa place sur le trône. Mais lorsqu’un vieil ennemi resurgit, son courage est mis à rude épreuve. Il est entraîné dans un conflit qui menace non seulement le destin du royaume mais aussi celui du monde entier. Confronté à la traîtrise et au danger, le jeune roi va devoir faire appel à ses alliés et libérer toute la puissance de Black Panther pour vaincre ses adversaires, et protéger son peuple et son mode de vie.

Chadwick Boseman (Captain America: Civil War, Get On Up), Michael B. Jordan (Creed : L’Héritage de Rocky Balboa, Fruitvale Station), Lupita Nyong’o (Star Wars: Le Réveil de la Force, 12 Years a Slave), Danai Gurira (The Walking Dead, All Eyez on Me), Martin Freeman (la trilogie du Hobbit, Sherlock), Daniel Kaluuya (Get Out, Sicario), Letitia Wright (Urban Hymn, Glasgow Girls), Winston Duke (Person of Interest, Modern Family), Angela Bassett (American Horror Story, La Chute de Londres), Forest Whitaker (Rogue One: A Star Wars Story, Le Majordome) et Andy Serkis (Avengers: L’Ere d’Ultron, Star Wars: Le Réveil de la Force) sont au générique de ce film de Ryan Coogler (Creed…, Fruitvale Station) que le réalisateur a coécrit avec Joe Robert Cole (The People v. O.J. Simpson: American Crime Story). Kevin Feige et Louis D’Esposito en sont les producteurs, et Victoria Alonso, Nate Moore, Jeffrey Chernov et Stan Lee, les producteurs délégués. L’équipe artistique de BLACK PANTHER inclut des collaborateurs réguliers de Ryan Coogler : la directrice de la photo Rachel Morrison (Dope, Fruitvale Station) ; la décoratrice Hannah Beachler, le monteur Michael P. Shawver et le compositeur Ludwig Göransson, qui ont tous trois œuvré sur Creed : L’Héritage de Rocky Balboa et Fruitvale Station ; la monteuse Debbie Berman (Spider-Man: Homecoming, Timeless), la costumière Ruth E. Carter (Selma, Le Majordome), le maquilleur Joel Harlow (Star Trek : sans limites, Strictly Criminal), le directeur des effets visuels Geoffrey Baumann (Doctor Strange, Avengers: L’Ere d’Ultron) et Dan Sudick (Captain America: Civil War, Avengers), sept fois nominé à l’Oscar des meilleurs effets spéciaux.

L’odyssée d’un cinéaste

Le scénariste et réalisateur Ryan Coogler est connu pour son style intimiste, centré sur les personnages. Il s’est fait connaître en 2013 avec Fruitvale Station, un drame récompensé, dont Michael B. Jordan tenait le premier rôle. Son film suivant, Creed : L’Héritage de Rocky Balboa, avec Sylvester Stallone et Michael B. Jordan, lui a permis de montrer qu’il était capable de manier avec talent des sujets et des intrigues complexes. « Ryan Coogler est un réalisateur incroyable », explique le producteur Kevin Feige. « Il a déjà réalisé deux films qui, selon moi, entreront dans l’Histoire. L’enthousiasme et la passion dont il a fait preuve à la lecture du scénario nous ont vraiment bluffé. Ses idées et son point de vue nous ont vraiment convaincu pour le film. » Ryan Coogler, pour sa part, estime que ce sont ses échanges avec Kevin Feige qui l’ont persuadé de réaliser BLACK PANTHER. « On voit que Kevin aime vraiment ce qu’il fait », indique-t-il. « Il a une vision très claire de ce que cet univers représente dans le monde de la culture pop et du cinéma, et de son impact potentiel. Il a une vision globale des choses, mais il est aussi capable de cerner en un clin d’œil ce qui est essentiel dans l’histoire et chacun des personnages. » Si ses compétences artistiques ont impressionné le producteur et l’équipe des studios Marvel, le réalisateur, fan de longue date de Black Panther, a aussi montré toute la passion et la motivation dont il était capable pour porter le monde du Wakanda à l’écran, à commencer par la première version du scénario, écrite avec Joe Robert Cole. « Nous avons tout passé en revue, sans rien nous interdire. L’histoire de BLACK PANTHER est extraordinairement riche, grâce aux comics. Il fait partie de ces personnages qui ne font que s’étoffer grâce aux apports des auteurs successifs. On voit ainsi certains inventer de nouveaux détails sur Wakanda, ou de nouveaux personnages qui se développent sous la plume des auteurs successifs. C’est ce qui nous a intéressés. »

Pour les deux scénaristes, l’apparition de Black Panther dans Captain America: Civil War constituait le « point de départ idéal. Pour moi, l’univers de Captain America et celui de BLACK PANTHER sont étroitement liés. On le remarque davantage dans le travail de certains auteurs », commente le réalisateur. « Mais vous avez le lien avec le vibranium et le côté super soldat. Captain America est un personnage relativement facile à cerner. Avec lui, c’est noir ou blanc, le bien et le mal. C’est un soldat. A l’inverse, Black Panther se situe dans une zone grise. Ce soldat est avant tout un homme politique, un monarque qui règne sur un monde extrêmement complexe. Il doit constamment faire des choix dans les situations les plus confuses. » Le monde du Wakanda a beau être fantastique, les deux scénaristes ont veillé à ce que les influences spirituelles, mystiques et technologiques présentes dans la culture du pays trouvent un écho dans le monde réel, grâce à des personnages pertinents qui permettent au public de vivre une expérience à la fois réaliste et hors du commun. Selon Ryan Coogler, le film parle autant du personnage de Black Panther que de la nation du Wakanda et de son peuple : « Nous verrons les amis de T’Challa, les gens qui ont grandi avec lui, ceux dont il a la responsabilité et à qui il doit rendre des comptes quand il est sur le trône. Tout cela est extrêmement important. Nous voulons vraiment que Wakanda soit empreint de réalisme. C’est comme si vous rencontriez un New-Yorkais : vous n’avez peut-être jamais été à New York, mais vous imaginez ce à quoi la ville peut ressembler à travers ses habitants. Les spectateurs ont donc déjà rencontré un habitant du Wakanda, un représentant de cette nation, mais ils n’y ont jamais mis les pieds. Avec ce film, nous les emmenons en plein cœur de cet univers. Ils comprendront mieux comment et pourquoi T’Challa a agi comme il l’a fait dans Captain America: Civil War, et les raisons de sa gestuelle. »

Au-delà des effets spéciaux à couper le souffle, des personnages hauts en couleur et des exploits de Black Panther, les scénaristes ont introduit un suspense inattendu autour de T’Challa, en proie au doute quand il se pose la question de savoir comment diriger son royaume. Le Wakanda doit-il s’isoler mille ans de plus, ou faire ses premiers pas sur le devant de la scène politique internationale ? Que ce soit volontairement ou sous la contrainte de forces extérieures, T’Challa devra faire face à un choix cornélien. « Sur un plan personnel, mais aussi professionnel, T’Challa doit faire face au décès de son père. Il vient d’obtenir la plus grosse promotion de sa vie. Une nation entière est suspendue à ses moindres faits et gestes », conclut le réalisateur.

La suite de cette présentation de Black Panther sortira prochainement ses griffes sur ESI ! Bookmark and Share


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