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Le Hobbit : La Désolation de Smaug – Dans l'antre du dragon
Article Cinéma du Vendredi 04 Octobre 2013

En fin d'année dernière, Peter Jackson nous a invité à retrouver la Terre du Milieu avec la première partie de son adaptation du roman Bilbo le Hobbit. Le Hobbit : un voyage inattendu formait une réjouissante introduction à la longue et dangeureuse quête menée par treize nains et Gandalf le Gris, soixante années avant les événements de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Suite aux nombreux aléas rencontrés lors du développement de ce projet, les spectateurs attendaient de pied ferme, depuis près de dix ans, ce premier volet. Le milliard de dollars récolté lors de l'exploitation du film à travers le monde n'est donc guère une surprise. Le budget alloué à la production de la trilogie du Hobbit – près de 600 millions de dollars selon des analystes financiers, sans même compter les campagnes de publicité - est ainsi d'ores-et-déjà remboursé ! La Désolation de Smaug, dont la sortie est prévue pour le 11 décembre prochain, rencontrera assurément un succès similaire. Lorsque l'ultime opus, Histoire d'un aller et retour, débarquera sur les écrans, en décembre 2014, la saga en six actes de Peter Jackson aura définitivement rejoint les légendes du Septième Art. Quoiqu'il en soit, J.R.R. Tolkien n'aurait certainement jamais imaginé que son roman Bilbo le Hobbit, publié en 1937, serait transposé au cinéma 75 ans plus tard sous la forme d'une trilogie dantesque...

Avertissement : si vous n'avez jamais lu le roman original, veuillez noter que plusieurs éléments de l'intrigue sont mentionnés dans le présent article.

Par Pierre-Eric Salard



La question brûle les lèvres des passionnés depuis l'année dernière : comment un roman aussi court a-t-il pu engendrer une trilogie sur grand écran ? Il faut remonter au milieu des années 1990 pour retracer l'histoire de ce projet hors du commun. Lors du tournage de Fantômes contre fantômes, en 1995, Peter Jackson et son épouse Fran Walsh se penchent sur l’œuvre de J.R.R. Tolkien. Leur idée est d'en tirer trois films. Le premier volet aurait raconté les aventures de Bilbon Sacquet, alors que les deux suivants auraient conservé les principales intrigues du Le Seigneur des Anneaux. Mais si le producteur Saul Zaentz possédait les droits d'adaptation du roman Bilbo le Hobbit, le studio United Artists, lui, disposait des droits de distribution. Le producteur Harvey Weinstein tente, un temps, de régler la situation. Dépité, Peter Jackson finit par accepter une proposition d'Universal Pictures : réaliser un remake de King Kong, l'un de ses films favoris. Mais les sorties annoncées de Godzilla (1997) et Mon ami Joe (1998) incitèrent les dirigeants du studio à annuler, en 1997, le développement de la première version du King Kong du cinéaste. Peu après, il rejoint le studio Miramax afin d'adapter Le Seigneur des Anneaux – les droits de Bilbo le Hobbit étant toujours hors de portée. Deux films sont initialement envisagés. Or Miramax souhaite finalement condenser l'histoire de la trilogie littéraire de Tolkien... en un unique long-métrage ! Peter Jackson se tourne ensuite vers New Line Cinema, qui accepte de financer une trilogie. La suite fait désormais partie de la légende. Après la sortie du Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi, en 2003, Peter Jackson s'attaque – de nouveau - au remake de King Kong (2005). Un an plus tard, les responsables des studios Metro-Goldwyn-Mayer, qui ont entre-temps rachetés United Artists, proposent de s'associer avec New Line Cinema afin de produire l'adaptation cinématographique de Bilbo le Hobbit, réclamée par les fans depuis plusieurs années. Deux films sont rapidement envisagés. Afin de raconter les événements qui se déroulent entre Bilbo le Hobbit et le Seigneur des Anneaux, l'histoire du second long-métrage aurait été tirée des nombreux écrits annexes de J.R.R. Tolkien. Lorsque Guillermo del Toro est recruté pour réaliser l'adaptation, en 2008, l'idée du second opus n'est pas écartée. Mais tous les efforts se concentrent sur Le Hobbit. Au cours de l'écriture du scénario, les quatre scénaristes – Guillermo del Toro, Peter Jackson, Fran Walsh et Philippa Boyens – décident cependant d'abandonner le concept du film faisant le lien entre Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux, au profit d'une adaptation du Hobbit en deux parties. Entre les événements présentés dans le roman de 1937 et le matériel disponible au sein des Appendices de la trilogie littéraire, la durée d'un seul long-métrage semble désormais insuffisante ! Le premier opus se terminerait donc après le combat opposant les protagonistes au dragon Smaug le Doré. Le second volet de l'adaptation, quant à lui, se concentrerait sur la Bataille des Cinq Armées qui clôt l'aventure... Suite au départ de Guillermo del Toro (qui tentera vainement d'adapter la nouvelle Les montagnes hallucinées de H. P. Lovecraft avant de se tourner vers les kaijus de Pacific Rim), Peter Jackson accepte de prendre le relais. Le tournage se déroule finalement de mars 2011 à juillet 2012. Quelques jours après avoir quitté les plateaux, le réalisateur, enthousiaste, annonce que deux long-métrages ne lui suffisent plus. Grâce aux intrigues tirées des Appendices, il dispose de suffisamment de rushes pour mettre en place une trilogie ! Le Hobbit : Histoire d'un aller et retour devient ainsi le troisième opus (annoncé pour juillet 2014, puis décembre 2014), précédé par Le Hobbit : La Désolation de Smaug.

Des scènes emblématiques

Le titre du second volet fait référence à un désert, au pied de l'Erebor (ou la Montagne Solitaire), à l'est de la Terre du Milieu. En l'an 1980 du Troisième Age, soit 790 ans avant les événements du Hobbit, les nains installés dans la Moria libèrent par inadvertance, dans les tréfonds des mines, un puissant Balrog – celui qui sera vaincu par Gandalf dans La Communauté de l'Anneau. Contraints à l'exil, les rescapés s'installent sous la Montagne Solitaire, à l'est. Quelques centaines d'années plus, la prospérité du « Royaume sous la Montagne » attise les convoitises. En 2770, Smaug le Doré, le dernier des dragons, attaque puis prend possession du royaume – et du trésor - des nains. La région entourant la Montage solitaire devient ainsi un désert surnommé La Désolation de Smaug. En 2941 débute la quête d'un fameux groupe de Nains, auquel se joint Bilbon Sacquet. Encore leur faudra-t-il réussir à atteindre l'immense trésor, sur lequel veille le dragon... Grâce aux intrigues tirées des Appendices, Gandalf le Gris, qui disparaissait au fil du roman, mène dans le film ses propres aventures parallèles. Son enquête le mène sur les traces du Nécromancien, une mystérieuse et maléfique créature. « Dans les Appendices du Seigneur des Anneaux, J.R.R. Tolkien est revenu sur les événements qu'il a laissé dans l'ombre, deux décennies plus tôt, lors de l'écriture du roman Bilbo le hobbit », explique le réalisateur. « Ceci concerne notamment le Nécromancien, qui se dissimulait dans les ruines d'un forteresse érigée par Sauron. Souvenez-vous : dans Un voyage inattendu, Galadriel expliquait que l'épée retrouvée par Radagast le Brun avait originellement été enterrée avec son propriétaire, le Roi-Sorcier d'Angmar ». Gandalf va donc devoir enquêter afin de découvrir comment cette arme a pu réapparaître... Et quelles en seront les conséquences sur l'avenir de la Terre du Milieu ? Rappelons que le Roi-Sorcier d'Angmar est le chef des Nazgûl qui poursuivront les membres de la Communauté de l'Anneau. Pour le cinéaste, Le Hobbit : La Désolation de Smaug dispose du même avantage que Les Deux Tours, qui était lui-aussi l'épisode central d'une trilogie. « Le premier film est relativement linéaire », explique-t-il. « Gandalf dirige les nains à travers la Terre du Milieu. Dans le second volet, les personnages se séparent, davantage d'intrigues s'épanouissent et les enjeux du récit s'intensifient ». Effectivement, après avoir fait la connaissance de Beorn (dont le trait particulier est de pouvoir se changer en ours), Gandalf quitte la compagnie des nains afin de poursuivre son propre périple. Sans l'aide du vénérable mage, Bilbon et ses camarades devront traverser la forêt de Mirkwood, qui abrite notamment des araignées géantes. Mais les relations entre le hobbit et Thorin « Écu-de-chêne », le leader des nains, semblent heureusement s'être apaisées. « Une certaine forme de confiance s'est établie entre eux », explique l'interprète de ce dernier, Richard Armitage. « Alors que Thorin rejetait, au départ, Bilbon, il s'est rendu compte que sa présence était essentielle. Le hobbit commence à devenir un véritable confident. Ce qui rendrait une trahison de Bilbon, dans le dernier acte de la trilogie, encore plus difficile à vivre ». N'oublions pas qu'un royaume elfe se trouve également sur le chemin menant à la cité humaine de Lacville, non loin de la Montagne Solitaire. Des elfes - ne comprenant pas la quête de leurs éternels adversaires - qui les capturent. Pendant le tournage du film, les interprètes des nains supposaient d'ailleurs que le premier opus, Un voyage inattendu, se terminerait lors de leur évasion à bord de tonneaux de vin jetés à l'eau. « Après avoir pris le temps de présenter les personnages, nous avions brièvement mis un coup d’accélérateur à la fin du précédent film », confie Jed Brophy, alias le nain Nori. « La course-poursuite n'est désormais pas prête de faiblir ! Le rythme de La Désolation de Smaug est plus dynamique que celui de son prédécesseur. Il y a davantage de combats et de dangers ». Le point d'orgue du long-métrage sera probablement le réveil de Smaug le Doré. « Il s'agit de l'une des scènes les plus iconiques de l’œuvre de Tolkien », affirme Peter Jackson.

Retrouvailles

Contre toute-attente, l'imposant dragon, réalisé en images de synthèse par les artistes du studio d'effets visuels Weta Digital (Avatar, Tintin), est animé à l'aide de la technique dite de « capture de mouvement » (Mocap) ! Benedict Cumberbatch (Star Trek into Darkness), son interprète, est un proche collègue de Martin Freeman (Bilbon), puisqu'ils jouent respectivement Sherlock Holmes et le Docteur Watson dans l’excellente série Sherlock, diffusée sur la BBC ! Entre Smaug et l'acteur britannique, l'histoire a débuté dès le plus jeune âge. « Lorsque j'avais été sage, mon père me lisait le roman », se souvient-il. « Cette créature mythologique – splendide, vaniteuse, cupide, vicieuse fantastique – possède une telle puissance ! Son égocentrisme, qui l'empêche d'appréhender ses forces et ses faiblesses, est son talon d’Achille. Cela me fascinait ! » Originellement, Peter Jackson n'avait pas prévu d'animer Smaug en « Mocap ». Mais Benedict Cumberbatch, qui fut recruté pour prêter sa voix au dragon, a voulu tenter l'exercice. « Je sais que je suis un bipède », avait-il déclaré au réalisateur. « Je ne suis pas un serpent doté de petites pattes griffues. Je n'ai pas de queue, je ne sais pas voler ni cracher du feu. Mais je crois que je peux tirer de mon imagination quelque chose qui pourrait au moins pousser l'animation réalisée par WETA dans une certaine direction ». L'acteur s'est donc retrouvé sur le plateau dédié à la capture de mouvement. « Je n'avais jamais été aussi libre. Le moindre mouvement était reproduit sur l'avatar numérique... » Évidemment, si Smaug et Bilbon sont sensés interagir dans le film, les deux interprètes de la série Sherlock n'ont jamais partagé une scène durant le tournage. « Il y a un problème... de taille », s'amuse Benedict Cumberbatch. « Smaug est bien plus imposant que Bilbon ! Ou moi » L'acteur n'a donc pas pu incarner le dragon face à Martin Freeman - contrairement à Andy Serkis qui avait pu réellement jouer, en tant que Gollum, avec l'interprète du hobbit en étant affublé d'un costume dédié à la capture de mouvement. Notons que Benedict Cumberbatch s'est également prêté au jeu du « Mocap » pour le Nécromancien, auquel il prête également sa voix. D'autres personnages sont introduits dans ce second volet. Ainsi le rôle de Beorn, qui accueille la compagnie des Nains dans la première partie de La Désolation de Smaug, a-t-il été confié à l'acteur suédois Mikael Persbrandt. Lee Pace (la série Pushing Daisies), quant à lui, incarne l'elfe Thranduil, souverain de la Forêt Noire (Mirkwood) et père de... Legolas ! « Cela nous a semblé être l'opportunité parfaite pour réintégrer Legolas », déclare Peter Jackson. « Même si Legolas a été créé pendant l'écriture du Seigneur des Anneaux, bien après celle du Hobbit, son apparition dans le film respecte l'univers de Tolkien. Nous voulions par ailleurs élargir l'intrigue concernant les Elfes ». Notons que l'interprète d'Aragorn dans la précédente trilogie, Viggo Mortensen, a également été approché par l'un des producteurs du Hobbit, il y a quelques années. « Il m'a demandé si j'étais intéressé pour reprendre le rôle », affirme l'acteur. « Je lui ai rappelé qu'Aragorn n'apparaissait pas dans le roman, et que soixante ans séparent les deux œuvres littéraires de J.R.R. Tolkien ». Effectivement, même si Aragorn (en tant que descendant des rois de Nùmenor) vieillit très lentement, il n'est pas immortel – contrairement à l'elfe Legolas.



Les puristes

Si certains lecteurs de l’œuvre de J.R.R. Tolkien ont regretté qu'Un voyage inattendu prenne trop de liberté vis-à-vis du roman, la création d'un nouveau personnage risque indéniablement d'embraser les forums de discussion sur Internet, en décembre prochain ! Incarnée par Evangeline Lilly (Kate dans la série Lost), l'elfe Tauriel – la « fille de la forêt » en langage elfique – est une guerrière aguerrie, au service de Thranduil. Son introduction vise à contre-balancer la quasi-absence de personnages féminins dans le roman originel. Tauriel connaît Legolas depuis son enfance – sachant que cette « jeune » elfe n'a que 600 ans. « Elle n'a pas encore atteint la sagesse des elfes que nous connaissons déjà », affirme Evangeline Lilly. « Elle est plus fougueuse, plus spontanée, voire passionnée ». Avant de s'engager pour un an de tournage en Nouvelle-Zélande, l'actrice a étudié les langues elfique inventées par J.R.R. Tolkien. Elle a également appris à manier l'arc et à se battre gracieusement. Comme une elfe, donc. Même si elle n'a pas hésité avant d'accepter le rôle, cette grande fan du Seigneur des Anneaux, qui a lu Bilbo le Hobbit à l'âge de treize ans, ne dissimule pas quelques inquiétudes. « Quand la trilogie est sortie au cinéma, j'ai initialement refusé de la voir », explique-t-elle. « Personne ne pouvait décemment rendre honneur à l’œuvre de Tolkien ! Ma famille m'a incité à voir les films... et j'ai été époustouflée. En tant que puriste, je sais donc que je risque d'être le mouton noir des deux prochains opus. Cela dit, en tant qu'adulte, je comprend pourquoi il était nécessaire d'ajouter un personnage féminin, au service du processus d'adaptation sur grand écran. Peter Jackson et Fran Walsh connaissent sur le bout des doigts la Terre du Milieu ; vous verrez que Tauriel s'y intègre parfaitement ». Du côté des Hommes, Luke Evans (Le choc des titans) et Stephen Fry (V pour Vendetta) incarnent respectivement Bard l'Archer, descendant des anciens seigneurs du Val, et le Maître d'Esgaroth (ou Lacville), un homme politique cupide et corrompu. « Dans le roman, les scènes où apparaît ce personnage représentent peu ou prou les seuls moments durant lesquels Tolkien aborde la satire politique », confie Stephen Fry. Il fera ainsi momentanément obstacle à la compagnie des nains...



Baroud d'honneur

Bien que le tournage principal du Hobbit se soit conclu en juillet 2012, des séquences de prises de vues additionnelles furent rapidement programmées pour le printemps 2013. Lorsque le projet s'émancipa sous la forme d'une trilogie, ce retour sur les plateaux devint crucial. « Quand ils ont décidé de faire trois films, ils ont dû procéder à quelques réécritures », expliquait Jed Brophy (Nori). « Nous allons donc réaliser de nouveaux plans pour des scènes que nous avons tournées il y a plus d'un. D'autres séquences seront inédites ». Dès que la post-production d'Un voyage inattendu est bouclée, à l'automne 2012, la réalisateur reprend les armes. « Superviser un projet d'une telle ampleur est une expérience étrange », affirme-t-il. « 200 à 300 personnes vous entourent le temps du tournage, puis vous vous retrouvez seul, un an plus tard, avec le monteur afin de travailler sur la post-production du second opus. Quelques jours plus tard, vous vous retrouvez à nouveau sur les plateaux afin de terminer le dernier volet ! » Quasiment tous les principaux comédiens sont appelés à retrouver leurs personnages respectifs : les dix semaines de tournage additionnel concernent plus particulièrement la Bataille des Cinq Armées, le point culminant de la trilogie. « Nous avons encore dû participer à un intense entraînement physique », se souvient Richard Armitage. « Il nous fallait pouvoir utiliser toute notre énergie afin de participer aux chorégraphies des combats ». Deux ans et demi après le lancement du tournage principal du Hobbit, l'équipe du film se retrouve donc, à partir du 22 mai dernier, à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Les prises de vues se déroulent principalement au sein des plateaux des Stone Street Studios, où sont notamment édifiés les décors de Dale (la ville détruite dans le prologue d'Un voyage inattendu), Lacville (qui n'est pas sans évoquer une Venise de la Terre du Milieu) et les portes du « Royaume sous la Montagne ». Pour ceux qui participent à ces films depuis plusieurs années, l'heure du départ s'annonce émouvante. « Nous venons de tourner le dernier plan de Gandalf », écrit Peter Jackson sur son blog, sans dissimuler son émotion, le 28 juin dernier. « Cela signe la fin d'une aventure qui a commencé en 1999 ». Le jour suivant, Orlando Bloom abandonne définitivement l'arc de Legolas. « Quelle mémorable journée », écrit le réalisateur. « Orlando a combattu un Orc féroce, douze heures durant, pour la Bataille des Cinq Armées ! » Le 12 juillet, Martin Freeman tire à son tour sa révérence. « Nous avons dit adieu aux elfes, aux humains, aux sorciers, et désormais au hobbit », ajoute Peter Jackson. « Les deux dernières semaines de tournage sont dédiées aux nains, et elles promettent d'être intenses ». Au soir du 26 juillet 2013, le cinéaste enregistre le dernier plan du troisième opus, Histoire d'un aller et retour. Si les acteurs sont partis vers de nouvelles aventures, Peter Jackson n'est pas encore prêt à quitter la Terre du Milieu. 17 mois de post-production sont alors au programme. Pendant que Howard Shore compose la bande originale de La Desolation de Smaug, les centaines d'infographistes œuvrant chez Weta Digital travaillent d'arrache-pied afin de terminer les nombreux plans à effets visuels, d'ici novembre prochain. Smaug le Doré, bien entendu, bénéficie de toutes les attentions ; la première bande-annonce nous a d'ores et déjà permis de découvrir le majestueux design de la mythique créature. En outre, Peter Jackson travaille parallèlement sur la version longue d'Un voyage inattendu, prévue en DVD, Blu-ray et Blu-ray 3D pour novembre. De la vie quotidienne à Hobbitebourg aux relations conflictuelles entre les elfes et les nains à Fondcombe, en passant par la chanson du Roi des Gobelins, les treize minutes supplémentaires permettront aux fans de prolonger leur voyage au sein de l'univers de J.R.R. Tolkien. A l'instar des versions longues de la trilogie du Seigneur des Anneaux, le film proposera également quelques éléments narratifs reliant les péripéties des trois films. Les aficionados peuvent donc compter sur ces éditions spéciales pour demeurer en Terre du Milieu, jusqu'à la sortie probable de la version longue d'Histoire d'un aller et retour à l'automne 2015. Il faudra ensuite faire le deuil de ce monde fantastique. Le Silmarillion ne sera sans doute jamais adapté au cinéma ; la structure du livre ne s'y prête certes pas. Sans oublier que les droits d'adaptation appartient intégralement aux héritiers de l'écrivain britannique... qui n'ont jamais dissimulé, dans leur grande majorité, le dégoût que leur inspire l'incroyable saga cinématographique de Peter Jackson. Ce qui devrait signer la fin définitive de ce voyage tant attendu...



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